Homme nouveau dans métro bondé

Paris, le 18 octobre 2019
The Girl on the train (14)
The girl on the train de Tate Taylor (2016)

« Si quelqu’un possède les biens de ce monde et voit son frère dans le besoin, et qu’il se ferme à toute compassion, comment l’amour de Dieu demeurerait-il en lui ? »

(1 Jean 3:17)

Sur chemise bleu pâle démise jusqu’au sud du sternum pend chapelet châtain ouvert sur la Vierge. Un Intouchable se raconte dans le wagon neutre. Restauration d’œuvres d’art ; accident ; crises épileptiques inopinées : coup de frein dans carrière prestigieuse, séduisante. Fierté rétrospective. Gratitude fiévreuse sur signes de croix. Vision abrupte de la sainteté dans la bruyance postmoderne. Désir soudain d’adorations, de génuflexions, de pieds baignés de larmes et de cheveux spongiaires…

Je soutiens son regard-tendresse. « Merci pour ne pas passer inaperçu », soufflet-t-il dans un français de déraciné, ondulant d’actions de grâces. Terre mouvante, brume saisissante. Je glisse un billet doux dans ses mains de prière, réprimant l’étreinte brûlante du jour parousique.

Pluie de caresses sur cœur déchiré, déchiré d’amour, dévoré, décomposé d’amour.

IL était .

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