Le chant des larmes

capture-d_c3a9cran-135-e1487721731104
Gangs of New York de Martin Scorsese (2002)

7157dzfWMeL._SL1500_

 

Now I’ve heard there was a secret chord,
that David played, and it pleased the Lord,
but you don’t really care for music, do you ?
It goes like this : the fourth, the fifth,
the minor fall, the major lift ;
the baffled king composing Hallelujah.

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah…

Your faith was strong, but you needed proof.
You saw her bathing on the roof ;
her beauty and the moonlight overthrew you.
She tied you to a kitchen chair,
she broke your throne and she cut your hair,
and from your lips she drew the Hallelujah.

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah…

You say I took the name in vain ;
I don’t even know the name.
But if I did, well really, what’s it to you ?
There’s a blaze of light in every word,
it doesn’t matter which you heard,
The holy or the broken Hallelujah.

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah…

I did my best, it wasn’t much.
I couldn’t feel, so I tried to touch.
I’ve told the truth, I didn’t come to fool you,
and even though it all went wrong,
I’ll stand before the Lord of Song,
With nothing on my tongue but Hallelujah !

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah…

On m’a parlé d’un accord secret,
que David jouait, et qui plaisait au Seigneur,
mais tu n’aimes pas vraiment la musique, n’est-ce pas ?
Le voici : la quarte, la quinte,
l’accord mineur descend, l’accord majeur monte :
le roi déchu compose l’Alléluia.

Alléluia, alléluia, alléluia, alléluia…

Ta foi était solide, mais il te fallait des preuves.
Tu l’as vue se baigner sur la terrasse ;
sa beauté et le clair de lune t’ont ravagé.
Elle t’a attaché à une chaise de la cuisine,
elle a brisé ton trône, elle t’a coupé les cheveux,
et de tes lèvres elle a tiré l’Alléluia.

Alléluia, alléluia, alléluia, alléluia…

Tu dis que j’ai pris le nom en vain ;
je ne connais même pas le nom.
Mais si je le connaissais, qu’est-ce pour toi ?
Il y a un éclat de lumière dans chaque mot ;
peu importe ce que tu as entendu,
l’Alléluia sacré ou celui qui est brisé.

Alléluia, alléluia, alléluia, alléluia…

J’ai fait de mon mieux ; c’était bien peu.
Je ne pouvais sentir, alors j’ai essayé de toucher.
J’ai dit la vérité, je ne suis pas venu te tromper.
Et même si tout s’est mal passé,
je me tiendrai devant le Seigneur de la Chanson
avec sur les lèvres un simple Alléluia !

Alléluia, alléluia, alléluia, alléluia…

Hallelujah, Various Positions, Leonard Cohen (1984)


buckley_grace

 

Now I’ve heard there was a secret chord,
that David played, and it pleased the Lord,
but you don’t really care for music, do you ?
It goes like this : the fourth, the fifth,
the minor fall, the major lift ;
the baffled king composing Hallelujah.

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah…

Your faith was strong, but you needed proof.
You saw her bathing on the roof ;
her beauty and the moonlight overthrew you.
She tied you to a kitchen chair,
she broke your throne and she cut your hair,
and from your lips she drew the Hallelujah.

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah…

Baby I’ve been here before,
I’ve seen this room and I’ve walked this floor.
You know, I used to live alone before I knew you.
And I’ve seen your flag on the marble arch,
and love is not a victory march :
it’s a cold and it’s a broken Hallelujah…

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah…

There was a time when you let me know
what’s really going on below,
but now you never show that to me, do you ?
But remember when I moved in you,
and the holy dove was moving too,
and every breath we drew was Hallelujah !

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah…

Maybe there’s a God above,
but all I’ve ever learned from love
was how to shoot somebody who outdrew you.
And it’s not a cry that you hear at night,
it’s not somebody who’s seen the light,
it’s a cold and it’s a broken Hallelujah…

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah…

On m’a parlé d’un accord secret,
que David jouait, et qui plaisait au Seigneur,
mais tu n’aimes pas vraiment la musique, n’est-ce pas ?
Le voici : la quarte, la quinte,
l’accord mineur descend, l’accord majeur monte :
le roi déchu compose l’Alléluia.

Alléluia, alléluia, alléluia, alléluia…

Ta foi était solide, mais il te fallait des preuves.
Tu l’as vue se baigner sur la terrasse ;
sa beauté et le clair de lune t’ont ravagé.
Elle t’a attaché à une chaise de la cuisine,
elle a brisé ton trône, elle t’a coupé les cheveux,
et de tes lèvres elle a tiré l’Alléluia.

Alléluia, alléluia, alléluia, alléluia…

Mon amour, je suis déjà venu ici,
je connais cette chambre et j’ai usé ce plancher.
Tu sais, j’étais habitué à vivre seul avant de te rencontrer.
Et j’ai aperçu ton drapeau sur l’arche de marbre,
et l’amour n’est pas un hymne de victoire :
c’est un Alléluia froid et brisé…

Alléluia, alléluia, alléluia, alléluia…

À une époque, tu me confiais
ce qu’il se passait vraiment en toi,
mais maintenant tu me le caches, n’est-ce pas ?
Mais souviens-toi, quand je bougeais en toi,
et que la sainte colombe bougeait aussi,
et que chaque souffle que nous arrachions était un Alléluia !

Alléluia, alléluia, alléluia, alléluia…

Peut-être qu’il y a un Dieu là-haut,
mais tout ce que j’ai pu apprendre de l’amour
était comment tirer sur quelqu’un qui est passé devant vous.
Et ce n’est pas un cri que vous entendez dans la nuit,
ce n’est pas quelqu’un qui a vu la lumière,
c’est un Alléluia froid et brisé…

Alléluia, alléluia, alléluia, alléluia…

Hallelujah, Grace, Jeff Buckley (1994) – (Réécriture par John Cale en 1991)


nick_cave_the_bad_seeds-no_more_shall_we_part_a

 

On the first day of May, I took to the road ;
I’d been staring out the window most of the morning,
I’d watched the rain claw at the glass,
and a vicious wind blew hard and fast.
I should have taken it as a warning, as a warning
A warning, as a warning.
I’d given my nurse the weekend off ;
my meals were ill prepared.
My typewriter had turned mute as a tomb,
and my piano crouched in the corner of my room,
with all its teeth bared, all its teeth bared.
All its teeth bared, all its teeth bared.

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah…

I left my house without my coat,
something my nurse would not have allowed,
I took the small roads out of town.
And I passed a cow and the cow was brown
and my pyjamas clung to me like a shroud. 
Like a shroud, like a shroud, like a shroud.
There rose before me a little house,
With all hope and dreams kept within.
A woman’s voice close to my ear said :
« Why don’t you come in here ?
You look soaked to the skin, soaked to the skin.
You look soaked to the skin, soaked to the skin. »

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah…

I turned to the woman and the woman was young.
I extended a hearty salutation,
but I knew if my nurse had been here,
She would never, in a thousand years,
permit me to accept that invitation, invitation.
That invitation, that invitation.
Now, you might think it wise to risk it all,
throw caution to the reckless wind,
but with her hot cocoa and her medication,
my nurse had been my one salvation.
So, I turned back home, I turned back home.
I turned back home, singing my song.

Hallelujah, hallelujah, hallelujah, hallelujah…

Hallelujah
The tears are welling in my eyes again
Hallelujah
I need twenty big buckets to catch them in
Hallelujah
Twenty pretty girls to carry them down
Hallelujah
And twenty deep holes to bury them in.

Le premier jour de mai, j’ai pris la route ;
j’avais regardé par la fenêtre la majeure partie de la matinée.
J’avais regardé la pluie griffer la vitre,
et un vent vicieux soufflait vite et fort.
J’aurais dû le prendre comme un avertissement, comme un avertissement.
Un avertissement, comme un avertissement.
J’avais donné congé à mon infirmière pour le week-end ;
mes repas étaient mal préparés.
Ma machine à écrire était devenue muette comme une tombe,
et mon piano était accroupi dans un coin de ma chambre,
avec toutes ses dents découvertes, toutes ses dents découvertes.
Toutes ses dents découvertes, toutes ses dents découvertes.

Alléluia, alléluia, alléluia, alléluia…

J’ai quitté ma maison sans mon manteau,
une chose que mon infirmière n’aurait pas permis,
et j’ai emprunté les petites routes en dehors de la ville.
Et j’ai dépassé une vache et la vache était brune,
et mon pyjama me collait à la peau comme un linceul.
Comme un linceul, comme un linceul, comme un linceul.
Il s’est élevé devant moi une petite maison,
avec tous les espoirs et les rêves gardés à l’intérieur.
Une voix de femme près de mon oreille a dit :
« Pourquoi ne venez-vous pas ici ?
Vous avez l’air trempé jusqu’aux os, trempé jusqu’aux os.
Vous avez l’air trempé jusqu’aux os, trempé jusqu’aux os.« 

Alléluia, alléluia, alléluia, alléluia…

Je me suis tourné vers la femme et la femme était jeune.
J’ai lui ai adressé une salutation cordiale,
mais je savais que si mon infirmière avait été là,
elle ne m’aurait jamais, au grand jamais,
permis d’accepter cette invitation, invitation.
Cette invitation, cette invitation.
Maintenant, vous pourriez penser qu’il est sage de tout risquer,
de jeter la prudence au vent imprudent,
mais avec son chocolat chaud et ses médicaments,
mon infirmière fut mon seul salut.
Alors, je suis retourné à la maison, je suis retourné à la maison.
Je suis retourné à la maison, en chantant ma chanson.

Alléluia, alléluia, alléluia, alléluia…

Alléluia
Les larmes jaillissent de mes yeux à nouveau.
Alléluia
J’ai besoin de vingt grands seaux pour les recueillir,
Alléluia
vingt jolies femmes pour les porter,
Alléluia
et vingt trous profonds pour les enterrer.

Hallelujah, No More Shall We Part, Nick Cave and the bad Seeds, (2001)

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :
search previous next tag category expand menu location phone mail time cart zoom edit close