Le dernier repas

Le dernier repas2
Les pèlerins d’Emmaüs, Jean-Georges Cornelius

C’est sur la trahison qu’Il pleure, c’est l’exécrable idée de la trahison qu’Il essaie vainement de rejeter hors de lui, goutte-à-goutte, avec la sueur de sang… Il a aimé comme un homme, humainement, l’humble hoirie de l’homme, son pauvre foyer, sa table, son pain et son vin — les routes grises, dorées par l’averse, les villages avec leurs fumées, les petites maisons dans les haies d’épines, la paix du soir qui tombe, et les enfants jouant sur le seuil. Il a aimé tout cela humainement, à la manière d’un homme, mais comme aucun homme ne l’avait jamais aimé, ne l’aimerait jamais. Si purement, si étroitement, avec ce cœur qu’Il avait fait pour cela, de ses propres mains.

Georges Bernanos

La Bretagne mystique de Jean-Georges Cornelius (1880-1963),

Éditions de la Plomée, 2002

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